SÉLECTION DU JEUDI #60

Bonjour, voici la #Sélectiondujeudi 60, votre indispensable dose de photojournalisme hebdomadaire, aussi indispensable que les vagues dans la mer (référence ?). Cette semaine, nous partons en Iran, au Japon et au Mexique, à Calais, à Paris, à Clichy à Yerres et en Champagne et puis aussi à Saint-Malo, voilà, à la demande générale et peut-être bien aussi parce que ça manquait d’iode, tout ça.

Et Pour vous abonner, c’est là :  ABONNE(Z)-TOI/VOUS

Début octobre 2016, en Iran, un couple d’Iranien contemple la vue sur Téhéran au bord du lac artificiel de Chitgar dans le district 22 de la capitale iranienne. Des panneaux signalent que la baignade est interdite et que la profondeur du lac est de trois mètres. Autour du lac s’étend une forêt artificielle immense couvrant une surface de 14,5 hectares à l’ouest de Téhéran entre les deux collines du Chitgar. De nombreuses constructions s’érigent pour répondre aux demandes croissantes de logement dans la capitale iranienne. Ce complexe artificiel est alimenté par les eaux du Kan et du Vardavarda qui a pour effet de purifier l’air très pollué de Téhéran et de nourrir ses eaux souterraines. L’Iran fait face à une importante pénurie d’eau liée à une surconsommation du secteur agricole. Le lac de Chitgar fait partie du vaste projet dit « des mille et unes nuits » qui vise à developper la région Nord-Ouest de la capitale iranienne. Il est très prisé par la population de Téhéran qui peut se promener, pique-niquer, faire du vélo, du roller ou de l’équitation sur les différentes pistes présentes aux alentours du parc forestier.

Proche-orient – Iran, octobre 2016

© Nicolas Wietrich


Denain (59), le 6 octobre 2016. Bar le Denain Athlétique dans le quartier du Nouveau Monde. Christian a 47 ans, invalide il n’a jamais travaillé. Dans cette ville, le taux de pauvreté atteint les 50 % et l’espérance de vie ne dépasse pas 58 ans. Il y a 38 ans, Usinor annonçait la fermeture de son usine sidérurgique par l’annonce de 5,000 licenciements. La ville ne s’en est jamais remise. Denain est considéré depuis plusieurs années comme la ville la plus pauvre de France.

© Vincent Jarousseau | Hans Lucas


En trois décennies, Bar-sur-Aube a perdu un tiers de sa population. Ils ne sont plus que 5000 habitants. Le taux de chômage est élevé et, comme dans 20 000 communes françaises, le Front National est arrivé en tête au premier tour des élections régionales de décembre.

La seule économie qui prospère et garantit des emplois à l’année c’est le Champagne. Mais le travail est saisonnier et physiquement éprouvant. Ces tâcherons de la vigne, comme ils se désignent eux-mêmes, fils d’ouvriers restés au pays et enfants de paysans aux allures indociles, sont celles et ceux qui continuent d’insuffler de la vie dans les villages alentours.
Sophie, ouvrière viticole, pendant les vendanges dans les Côtes des Bars. Arrentières, Aube, septembre 2016

© Raphaël Helle/Signatures


La nuit tombe a Clichy dans les Hauts de Seine. Une femme de menage commence son travail alors que certains employés sont toujours dans les locaux de leur bureau.

Je photographie chaque année lorsque vient l’hiver , des scènes de vie quotidienne la nuit a Paris et dans ses alentours, et observe ceux qui commencent leur  » nightshift « .

© Thomas Morel-Fort I Hans Lucas


Calais, 25 octobre 2016 : Au deuxième jour du démantèlement de la « Jungle », un homme marche seul dans la brume matinale en direction de l’église érythréenne – l’un des derniers lieux encore épargné par les bulldozers.

© Michael Bunel / CIRIC


À Saint-Malo, ville qu’on oublie parfois être portuaire, des hommes s’affairent devant le chalutier-usine Grande Hermine, amarré Quai de Terre-Neuve. La brume poisseuse de ce matin d’automne se disperse et voilà qu’une femme s’avance, l’air de rien, se rendant probablement à son travail – pardon, je ne lui ai pas demandé.

© Jean-Matthieu Gautier / CIRIC


Rassemblement de policiers à Paris pour la 7ème nuit consécutive pour manifester contre leurs conditions de travail et en soutien à leurs collègues blessés à la suite d’une attaque au cocktail Molotov à Viry Châtillon. Ils ont défilé de la place de l’Opéra à la place de la Concorde, jusqu’à tard dans la soirée. Paris – 24 octobre 2016

© Simon Guillemin / Hans Lucas


Mexique, état de Oaxaca.

Dans le village d’Eloxochitlán de Flores Magón, au moment de la fête des morts,  les huehuentones, âmes des défunts, arpentent les chemins pour retrouver leurs famille et amis.

J’ai croisé ce huehuenton dans la nuit du 1 au 2 novembre 2014, devant la maison d’Arturo, sur le chemin du cimetière.

 

© Patxi BELTZAIZ / contre-faits


Un homme consulte son smartphone dans une rue de Tokyo, Japon, janvier 2016

© Balint Pörneczi/Signatures


C’est une petite révolution aux Beaux-Arts de Paris : l’institution centenaire vient de créer une classe destinée aux jeunes des banlieues d’Ile-de-France. L’école a réalisé que l’écrasante majorité des étudiants qui intègrent son concours d’entrée se ressemblent étrangement : blancs, issus de familles aisées et cultivées, avec souvent un artiste dans leur environnement proche. Les Beaux-Arts lancent donc une classe préparatoire unique en France nommée la « Via Ferrata ». Composée de 20 étudiants, une poignée d’élus parmi les dizaines de dossiers reçus, cette classe pilote est destinée à préparer ces jeunes aux concours des meilleurs écoles d’art du pays. Talentueux et motivés, mais encore étrangers à l’art classique et parfois lassés du système scolaire, ces adolescents vont vivre durant huit mois ce qu’ils appellent eux-mêmes “la chance de leur vie”. C’est cette année que je vais passer à leurs côtés, à documenter leur quotidien scolaire comme leur dimension personnelle.

© Anthony Micallef / Haytham Pictures


Yerres, spectacle de danse de fin d’année.

Le tableau le plus dur du spectacle se termine, la danseuse a tout donné, son regard croise mon objectif, en coulisse, et le fixe, pendant que le public à sa gauche acclame Émeline et la troupe.

© Cedric Roux


Mike et Mark , écorchent un cerf qu’il viennent d’abattre – Seligman – Arizona – USA.

Actuellement avec Claus Drexel, cinéaste, aux USA pour un projet de film sur l’Amérique et le Rêve américain. Nous traversons la Californie en direction de l ‘Arizona.

© Sylvain Leser - Agence Le Pictorium