SÉLECTION DU JEUDI #63

Bonjour, voici la #Sélectiondujeudi 63, votre indispensable dose de photojournalisme hebdomadaire. Cette semaine, nous partons à New Delhi, Angers, Madagascar, Rabat, Tokyo, Derry, et New York.


N’oubliez pas que la #Sélectiondujeudi vous aime. Elle va bientôt changer mais en attendant, elle vous aime.

… et comme vous le savez elle existe parce qu’il y a derrière UNE REVUE qui, pour continuer à exister, A BESOIN DE VOUS MAINTENANT  sur Kisskissbankbank. N’hésitez pas. Merci. {cœur cœur avec les mains}

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Un homme chevauche son animal au milieu de l’artère principale de New Delhi. Inde

Novembre, 2016

© Zacharie Rabehi / Agence le journal


Tous les ans, depuis 1647, a lieu la Foire de la Saint Martin à Angers qui s’étend sur les 4 hectares de la place La Rochefoucault. La seconde plus grande fête foraine du Grand Ouest regroupe environ 180 familles et 600 forains. Tout au long du mois de novembre, à peu près 350 000 visiteurs viennent, en famille ou entre amis, se mesurer aux jeux, aux manèges à sensations, se restaurer ou simplement déambuler d’une attraction à une autre.

© Angélina Bernardeau


Il est je ne sais trop quelle heure ; à ce moment de la nuit, je n’attends plus que le sommeil pour retourner dans ma chambre et m’endormir, en espérant que la fatigue de la journée soit plus forte que les piqûres de moustique. Nous avons décidé de nous réveiller tôt, demain nous reprenons la route. C’est l’heure de la dernière bière, des filles un peu lasses s’ennuient. La jeune fille  tenait une petite gargote… Elle fumait une cigarette sans trop de conviction en attendant des clients qui à cette heure de la nuit ne viendraient pas. Un papillon se cognait contre l’ampoule, les buveurs ronflaient déjà à même le trottoir, Il faisait chaud et humide en cette saison…

Je n’étais pas revenu depuis plus de trois ans à Manakara, sur la côte est de Madagascar, où je descends toujours au même hôtel : Le Récif… là où j’ai pris cette image.  J’y suis retourné depuis… Mais je n’ai pas retrouvé la jeune fille…  Je n’avais pris que deux images, une seule est à peu près nette. C’est tout ce qui me restera d’elle à jamais. le 11 septembre 2011 à 20h16  minutes et 56 secondes.

© François-Régis DURAND l Hans-Lucas


Un jeune fille regarde la plage peu fréquentée de Rabat, au Marocl.

© Julien Mattia / NurPhoto


Odaiba, Tokyo, 2016, liberté figée dans l’abîme d’un matin d’hiver.

© Nabil TAZI


Derry, le 5 novembre, un rassemblement entre le Bogside et la vieille ville regroupe quelques dizaines de militants autour d’une fanfare d’hommes et femmes en tenue paramilitaire. La mobilisation est organisée en soutien aux « prisonniers de guerre républicains irlandais ». En arrière plan, une fresque représente des membres de l’IRA en arme. Il est écrit « la révolution n’est pas finie » en référence à l’insurrection de 1916.

© Yann Levy / Hans Lucas


Pour ce séjour aux Etats-Unis, couvrant pour la première fois l’élection présidentielle, j’avais décidé de partir léger, laissant mon 200mm à la maison, car trop lourd et encombrant. C’est se handicaper dans certaines situations, mais je voulais avoir une approche plus frontale sur ce périple.

Quand parti de Washington en bus, j’arrivais à New York, j’apprenais que le soir même la lune atteignait son point le plus proche de la Terre depuis 1948. Oh frustration d’être parti sans ce zoom me dis-je alors !

Qu’importe, je trouverai bien le moyen de capter cette Lune même si elle n’est qu’un petit point lumineux parmi les autres ! Ainsi, dans mes errances habituelles à la recherche de « points de vue » singuliers, guidé par les néons de Time Square j’arrivais sur la grande place.

C’est alors, légèrement découverte par un voile qu’elle m’apparut ! Jamais je n’aurais pensé être aussi près ! Certes, ça n’en était pas une pleine lune, mais c’était quand même un 3/4 de lune parmi quelques étoiles… (je parle de celles dans les yeux du monsieur qui entourait de son bras la belle dénudée) Jambes fléchies, regard à hauteur d’enfant, j’ajustais le cadre.

Était-ce l’attraction beaucoup plus forte exercée à son périgée qui venait faire gravir autour d’elle des touristes à la fois surpris et gênés, ou encore cette petite fille timidement déconcertée ? Ils venaient en tout cas remplir mon cadre m’offrant ainsi un tableau « spécial » et décalé.

Rendez-vous en 2034 pour la prochaine !

En espérant d’ici, que les forces gravitationnelles n’aient pas eu raison d’elle…

© Simon Guillemin / Hans Lucas